Méconnu du grand public, le MaMA festival est pourtant devenu en quelques années l’un des principaux évènements musical de l’automne parisien.

En quelques années MaMA est effectivement devenu l’un des événements majeurs de la filière musicale française. Façonné par et pour des amoureux de musique, le festival propose cette année pas moins de 140 concerts et près de 250 interventions de pros du secteur. Le FGO Barbara, lieu que nous chérissons, deviendra lui pendant la période un laboratoire créatif à destination des artistes. Bref que vous ayez un pied dans l’industrie musicale ou que vous rêviez d’y glisser un orteil, c’est au MaMA que vous devez être ! On fait le point sur ces 3 jours de marathon des concerts.

Et pour démarrer notre première journée, nous avons choisi d’aller applaudir Edmony Krater. Artiste guadeloupéen, percussionniste, chanteur et trompettiste autodidacte, le monsieur signé chez Heavenly Sweetness (label de Guts et de Sly Jonhson notamment) est souvent considéré comme le guadeloupéen le plus créatif de sa génération. Souriant et généreux, Edmony enchante notre début de soirée.

Petite halte au supermarché juste, en face, 1ère chouffe.

On traverse la rue pour aller faire la fête du côté du (magnifique) Lycée Delcour. Au rez de chaussée, dans une salle digne de la célèbre cantine de M. Potter, s’amuse Royaume. Le jeune groupe français tout juste signé chez Pias, que la presse n’hésite pas à présenter comme les nouveaux The XX, nous surprend agréablement. Le show est beau et réussi. Un peu éloigné de nos sonorités favorites, on reste tout de même persuadé que le groupe va exploser d’ici peu. A peine le temps de les applaudir que l’on entend tintinnabuler une note de piano venue du premier étage. Avec une sensibilité proche de celle de Yann Tiersen, la musique du pianiste canadien Jean-Michel Blais résonne au coeur de la magnifique chapelle du Lycée. Après sa première musique, il n’hésite pas à nous dire, avec son accent à couper au couteau que son objectif est de « décomplexer la musique classique. De la rendre accessible ». Mission réussie mon capitaine.

On file sur la pointe des pieds (le plancher craque) pour se diriger sous le Café Bulle (le bar le plus chou du 18ème) pour aller assister au show d’Eddy de Pretto, sans oublier de passer se ravitailler au stand une seconde fois.

On savait le jeune français avoir une notoriété grandissante, mais on aurait jamais pu imaginer une telle masse de monde s’agglutiner devant la petite allée menant au concert.

Malmené dans la queue, on réussi tout de même à se faufiler jusqu’à l’entrée pour observer aperçoit le petit blondinet, désormais plein d’assurance et sûr de son talent. S’enchaînent Kids, Beaulieue, Jungle de la choppe et le morceau le plus attendu : « La fête de trop ».

Troisième passage au stand avant d’aller applaudir le bienheureux Guts et son live band. Pas la peine de passer par quatre chemins, c’était magnifique. Toute la famille était là, de Patrice à Beat Assaillant, de Dillon Cooper à Cody Chesnut, sans oublier tous les MC qui transforment chacun des morceaux du producteur français en véritable tubes. Le public danse, le public sourit. Sûrement un des grands moments de cette édition 2018 !

Dernier passage par les stands. Passage de trop ?

Rebelote, on quitte le Trianon pour aller assister au show que l’on attend avec impatience : Superpoze. Ce n’est qu’en pénétrant dans la salle dénommée en ce moment le Folie’s Pigalle, que nous apprendrons qu’il faudra attendre pour danser sous les mélodies du jeune Caennais. Sur scène, c’est Lomepal qui est face à nous !
On sent bien que le public n’est pas là pour lui et que très peu connaissent ses tubes. Pourtant, Antoine arrive tout de même à imprégner sa patte et à agiter la foule. Son pote Superpoze s’occupe uniquement de balancer les productions léchées du skateur le plus hype du moment, jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière le rideau. Superpoze prend alors les commandes et comme à chaque fois, transporte son auditoire. Rien à dire, tout ceux qui aiment et connaissent son conquis, les autres ressortiront fans. Le producteur français terminera d’ailleurs son set par le tubesque Parade de Rone, moment somptueux qui agira également comme transition vers le set de Jean Tonique.

La transition est délicate, comment remotiver le public après de telles émotions ? La marche sera un peu trop haute pour le producteur français, idolâtré à l’étranger, qui passera sur un style beaucoup plus léger et groovy. A noter que nous également eu de supers échos des prestations de Jordan Mckampa et de Theo Lawrence and The Heats que l’on vous recommandait dans notre dernière newsletter.

En somme, une véritable bonne soirée, éclectique comme on les aime, usante mais qu’on a hâte de voir recommencer dés demain.

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