Jingle bells, jingle bells, c’est bientôt Noël ! Eh oui, vous vous en doutez mais chez KOPLESH on a que faire des Nintendo Switch ou autre drone téléguidé (si si ce sont les cadeaux phares de 2017), pour l’équipe, notre déballage de cadeau à nous c’est l’écoute en long, en large, et en travers de la programmation des Trans !

Voilà bientôt 40 ans que tous les amoureux de découvertes musicales mettent le cap vers la capitale bretonne début décembre. Mais avec 62.000 spectateurs en 2016 et un cadre pensé comme un formidable lieu festif et joyeux, voir les Trans comme un endroit réservé aux plus mélomanes d’entre nous ou aux professionnels du secteur, seraient une véritable erreur.

Cette année, le directeur artistique historique du festival Jean-Louis Brossard, nous a concocté un line-up qui fait la part belle au hip-hop (Columbine, Too Many T’s, Deejay Irie ou les Coréens XXX qui font partis de nos immanquables), un line-up métissé, chaud, exotique qui ne semblent être qu’un avant-gout de l’impulsion créative qu’insuffle actuellement l’Afrique et sa génération de musicien touche à tout.

Pour les plus défricheurs d’entre vous, on vous conseille de jeter un oeil à cette fabuleuse carte interactive qui dessine et croise les horizons musicaux des artistes qui seront présents aux Trans cette année. Pour les autres, voici notre sélection d’artiste à découvrir aux Trans ou/et qu’il faudra suivre en 2018.

I. XXX

Connu à domicile pour son travail dans l’ombre de E Sens, porte-étendard du rap sud-coréen, XXX est en passe de lui griller la politesse à l’international. Il faut dire que derrière ce nom fripon se cache l’un des duos les plus atypiques du Pays du Matin calme. Tant par son agressivité verbale, qui tranche avec la frivolité qu’on associe souvent à tort à la musique populaire asiatique, que par son utilisation expérimentale de l’électronique. Pas pour rien qu’il a été le premier groupe de ce coin du globe à figurer au générique de l’une des prestigieuses compilations Kitsuné.

II. Superorganism

Il arrive parfois qu’un groupe capte parfaitement tout ce qu’il y a de plus excitant dans la musique à l’instant T. Ce groupe pourrait bien être Superorganism.

Superorganism est un collectif de musiciens internationaux et d’accros à la pop-culture. Huit au total, recrutés depuis Londres, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, dont sept vivent ensemble regroupés dans leur quartier général et studio DIY de l’Est Londonien. C’est dans cette maison, au début de l’année 2017, que le groupe a fait son Big Bang musical.

III. ABE

Voici la première découverte de N’To et Joachim Pastor. Signé sur leur tout nouvel label, Sinners, les deux marseillais ont succombé à la techno sombre de ce mystérieux projet. Probablement influencé par la beauté des aurores boréales, ce jeune islandais triture l’électronique pour donner naissance à “une peinture auditive, plus ou moins optimiste, posant un voile romantique sur une société malade” et offrira, en avant-première, aux Trans un live que l’on attend avec impatience.

IV. Tseghue

Basé à Paris mais prenant racine au Congo, Tshegue célèbre jusqu’à la transe les noces du rock et de l’afrobeat. Pas si étonnant au vu du passif de ses membres : elle, élevée à la rumba, a brandi pendant trois ans le micro d’une formation punk, lui s’est construit en studio une solide réputation de virtuose des percussions.

V. Voyov(u)

Si vous êtes mélomanes et férus de concerts, vous avez peut-être croisé Thibaud Vanhooland, trompettiste de formation devenu bassiste de prédilection dans nombre de formations nantaises – au hasard, Elephanz, Rhum For Pauline ou Pégase. Aujourd’hui, le jeune homme prend la route en solitaire sous le mystérieux nom de Voyou (prononcé « voyou ») et décline dans la langue de Molière une electropop fragile et rêveuse, dont les mélodies fricotent souvent avec la nostalgie. On adore.

VI. Pandour

Beats qui clapotent, synthés qui ondoient, mélodies qui tournent sur elles-mêmes… Pas de doute, Pandour est versé dans l’art méticuleux et apaisant de l’electronica. Mais une electronica à danser les yeux clos, car infusée de rythmes noirs (house, musique gnawa, afro-funk) et de riffs psychédéliques. En patois fribourgeois, un pandour est un « mauvais garçon ». De l’art de brouiller les pistes.

VII. Ghetto Kumbé

Originaire de Bogota, le trio Ghetto Kumbé revisite le patrimoine sonore des tropiques et intègre la house dans leur fièvre percussive contractée dans les Caraïbes et héritée, entre autres, de la cumbia. Par la pulsation et la ferveur, il raconte la part sombre de l’histoire afro-colombienne – de l’esclavage à l’émancipation. Mi-futuriste, mi-rituel.

VIII. A House In The Trees

Né de l’imagination du mannequin Sam Hatchwell, A House In The Trees est devenu au fil des mois un collectif d’artistes, dont le noyau dur est constitué de six personnes. Ayant investi un pub londonien abandonné pour laisser libre court à leur imagination, ces jeunes gens livrent une pop en clair-obscur où les voix aériennes (masculines et féminines) et les guitares cristallines sont soutenues par un groove langoureux, hypnotique et sensuel.

IX. Voiron

C’est tout simplement sous son nom de famille que ce trentenaire français communique son amour des musiques électroniques. Jamais vraiment remis de sa première montée à Astropolis 2005, ce noctambule passé sur plusieurs labels (dont Cracki) mélange méticuleusement acid techno à la Aphex Twin et influences braindance plus « crades », pour proposer une musique qui pourrait fort bien retourner les Trans.

X. Gloria

Signé par le label activiste Howlin’ Banana, ce sextuor mixte lyonnais a un credo : “In Excelsis Stereo”, comme le proclame le titre de son premier album. C’est pourtant vers l’époque du mono cher à Phil Spector que lorgnent les chansons de Gloria, qui excelle dans la pop sixties, le psychédélisme vintage et les balades candides, évoquant parfois – et c’est un compliment – le groupe culte américain et féminin, The Feminine Complex.

Hop et voici la playlist qui regroupe tous nos morceaux préférés des artistes qui se produiront aux Trans cette année :


KOPLESH est pour la première fois partenaire média des Trans (et très très fier de l’être). Pour fêter ça et vous permettre de réviser vos gammes avant la fête, on vous propose de remporter quelques exemplaires de la compilation de cette édition. Pour participer au tirage au sort, rien de plus simple. Il suffit de nous écrire par ici ☺️

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